Texte d’exposition
Un jour, la rue que l’on arpentait distraitement devient soudainement étrangère. Le banc où l’on s’asseyait toujours, la poignée que l’on saisissait souvent, les voix qui résonnaient : tout semble subtilement désaxé.
L’exposition en duo de Jongmo Kang et Shishi Jihyun Min, intitulée 《구토: The Nausee》, prend sa source dans cette expérience de la faille et du décalage. Elle est le fruit d’une recherche menée par les deux artistes, chacun à sa manière, sur « l’être en mutation au cœur des relations ». Ils partent du postulat que le sujet n’est pas une entité figée, mais une existence qui se construit et se déconstruit continuellement à travers son enchevêtrement avec l’autre et son environnement.
Dès lors, ils se focalisent sur la formation et la disparition plutôt que sur la représentation, sur le flux plutôt que sur la fixité. Au fil de ce processus, des formes insaisissables, des sensations oscillant entre le visible et l’invisible, s’articulent pour composer un langage plastique.

전시 서문
어느 날, 무심코 지나던 거리가 낯설게 느껴진다. 늘 앉던 벤치, 자주 잡았던 손 잡이, 들려오던 목소리, 그 모든 것이 미묘하게 어긋나 있다. 강종모, 시시민의 2인전 《구토: The Nausee》는 이러한 틈과 균열의 감각에서 출발한다. 그리고 강종모와 시시민 두 작가가 각자의 방식으로 수행해온 '관계 속에서 변화하는 존재'에 대한 탐구의 결과다. 그들은 주체가 고정된 실체가 아니라 타자와 환경 과의 얽힘 속에서 끊임없이 구성되고 해체되는 존재임을 전제한다. 그리고 재현 보다는 형성과 소멸, 고정보다는 흐름에 주목한다. 그 과정에서 명확히 볼 수 없 는 형상들, 보이는 것과 보이지 않는 것 사이를 진동하는 감각들이 조형 언어로 구성된다.

Exhibition Text
One day, a street you used to pass without a second thought suddenly feels unfamiliar. The bench you always sat on, the handrail you often held, the voices you used to hear-all of them seem subtly out of place. 《구토 : The Nausee》 a duo exhibition by Jongmo Kang and Shishi Jihyun Min, begins from this sense of gaps and fissures. It is the result of each artist's ongoing exploration, in their own way, of existence as something that changes within relationships. They begin with the premise that the self is not a fixed entity, but one that is constantly constructed and deconstructed through entanglements with others and the environment. Rather than focusing on representation, they turn their attention to formation and dissolution, not to fixation but to flow. In this process, indistinct forms and sensations that oscillate between the visible and the invisible are expressed through the language of sculpture and video.

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