On est là, on était là et on sera là
Nous, les étudiant.es étrangèr.es asiatiques, subissons toujours divers types de discriminations, en grande partie à cause de notre apparence, de notre langue, de notre culture, de notre nationalité et de notre personnalité. Des fois, les gens ont du mal à prononcer nos noms, confondent nos visages et laissent notre existence flottante bien que nous ayons toujours été là. Autant de choses qui nous ont fait perdre la voix, effacé notre existence, et rendu.es anxieux.ses ou épuisé.es.
Nous, les étudiant.es étrangèr.es asiatiques, avons donc eu envie de nous réunir. Nous avons discuté des difficultés, problèmes, souffrances, inquiétudes mais aussi des jolies qu’on a vécu en tant qu'étrangèr.es asiatiques. On voudrait créer une communauté chaleureuse et un temps et un lieu où l’on peut vraiment s’écouter sérieusement, respecter les histoires de chacun.e et partager les inquiétudes sans avoir une pression causée par la langue. On a souvent eu des préjugés contre nous, et on a été encadré.es d’une manière que nous ne voulions pas. C'est un point qui ne peut être ignoré du point de vue des étudiant.es et des artistes, et fréquemment influencé par diverses paroles et les fait tomber à plusieurs reprises dans la haine ou l'entraide. Le but le plus fondamental est de créer un temps où nous pouvons être réconforté.es en sachant qu'on appartient à une minorité en nombre, mais que l'on reconnaît l'existence de l'autre, qu'il y a d'autres asiatiques à l'école et que "je ne suis pas seul.e".
Nous considérons cette rencontre, et ce mouvement, sous forme de geste artistique. On est dans une école d'art, et on va raconter notre histoire avec le langage commun "Art" plutôt que dans une langue spécifique. En se rappelant des souvenirs où notre existence était considérée comme invisible, on aimerait explorer les relations entre nous-mêmes et nous et les autres dans l’école, et se mettre au défi émotionnellement, intellectuellement et physiquement à travers cette exposition.
Hani Yikyung Han
우리는 여기 있다, 여기 있었다, 그리고 여기 있을 것이다.
우리, 아시아인 외국인 학생들은 늘 여러 형태의 차별을 겪는다. 그 대부분은 우리의 외모, 언어, 문화, 국적, 그리고 성격 때문이다. 때때로 사람들은 우리 이름을 제대로 발음하지 못하고, 우리 얼굴을 혼동하며, 우리가 언제나 거기 있어 왔음에도 우리의 존재를 부유(浮遊)하는 채로 내버려 둔다. 이 모든 것이 우리에게서 목소리를 빼앗고, 우리의 존재를 지웠으며, 우리를 불안하게 하거나 지치게 만들었다.
그래서 우리, 아시아인 외국인 학생들은 함께 모이고 싶었다. 우리는 아시아인 외국인으로서 겪은 어려움과 문제, 고통과 불안뿐 아니라 기쁨에 대해서도 이야기를 나눴다. 우리는 따뜻한 공동체를, 그리고 언어가 주는 압박 없이 서로의 말에 진지하게 귀 기울이고 각자의 이야기를 존중하며 불안을 나눌 수 있는 시간과 장소를 만들고자 한다. 우리는 자주 편견의 대상이 되어 왔고, 우리가 원치 않는 방식으로 규정되고 관리되어 왔다. 이것은 학생이자 예술가의 관점에서 결코 무시될 수 없는 지점이며, 여러 말들에 거듭 영향받아 우리를 반복적으로 혐오 혹은 연대(상호부조) 쪽으로 기울게 한다. 가장 근본적인 목표는, 우리가 수적으로는 소수에 속하지만 서로의 존재를 인정하고, 학교에 다른 아시아인들이 존재하며 "나는 혼자가 아니다"라는 사실을 앎으로써 위로받을 수 있는 시간을 만드는 것이다.
우리는 이 만남과 이 움직임을 하나의 예술적 제스처로 여긴다. 우리는 미술학교에 있으며, 특정한 언어가 아니라 "예술"이라는 공통의 언어로 우리의 이야기를 들려주려 한다. 우리의 존재가 보이지 않는 것으로 취급되던 기억들을 떠올리며, 우리 자신과의 관계, 그리고 학교 안에서 우리와 타자 사이의 관계를 탐구하고자 하며, 이 전시를 통해 정서적·지적·신체적으로 스스로에게 도전하고자 한다.
Hani Yikyung Han
We are here, we were here, and we will be here.
We, Asian international students, are constantly subjected to various forms of discrimination — largely because of our appearance, our language, our culture, our nationality, and our personality. At times people struggle to pronounce our names, confuse our faces, and leave our existence adrift, even though we have always been here. So many things that made us lose our voice, erased our existence, and left us anxious or exhausted.
We, Asian international students, therefore wanted to come together. We talked about the difficulties, problems, sufferings, and worries — but also the joys — that we have lived through as Asian foreigners. We want to create a warm community, and a time and place where we can truly listen to one another in earnest, honour each person's stories, and share our worries without the pressure that language imposes. We have often been the target of prejudice, and we have been framed and supervised in ways we did not want. This is a point that cannot be ignored from the perspective of students and artists; it is frequently shaped by various words and repeatedly pushes us toward either hatred or mutual aid. The most fundamental aim is to create a time in which we can be comforted — knowing that we belong to a numerical minority, yet recognising one another's existence, knowing there are other Asians at the school, and that "I am not alone."
We regard this encounter, and this movement, as a form of artistic gesture. We are in an art school, and we will tell our story through the shared language of "Art" rather than in any specific tongue. Recalling memories in which our existence was treated as invisible, we wish to explore the relationships within ourselves, and between us and others within the school, and to challenge ourselves emotionally, intellectually, and physically through this exhibition.
Hani Yikyung Han